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Entretien avec Thierry Lentz : Le diable sur la montagne

Le diable  sur la montagne Hitler au Berghof 1922-1944  par Thierry Lentz Editions Perrin   – credit photo : © Rebecca Young/Fondation Napoléon

Plus qu’une simple excursion sur les hauteurs de l’Obersalzberg, Thierry Lentz nous fait partager l’intimité du «diable sur la montagne». Fascinant et glaçant …

Propos recueillis par Sylvie Dutot

F.T.H. : Thierry Lentz, avec « Le diable sur la montagne » vous nous conviez à une excursion sur les hauteurs de l’Obersalzberg. Comment vous est venue l’idée de cet ouvrage ?

Thierry Lentz : L’ouvrage est né d’une courte visite sur place, à l’occasion d’un séjour à Salzbourg. Je savais que l’Obersalzberg n’était pas loin, donc j’ai voulu aller voir les lieux. Je les pensais à peu près libérés de toutes les traces « nazies » des année 1930, en dehors d’un bâtiment abritant un Centre de Mémoire et de Documentation. C’est à la fois vrai et faux. Il reste encore des vestiges, si l’on cherche un peu, ce que j’ai pu faire lors d’un deuxième voyage, cette fois plus long, quelques mois plus tard. J’avais constaté que si le sujet est évoqué dans les biographies d’Hitler, il est rarement étudié. C’est ce qui m’a conduit à vouloir en savoir plus…et, alors, comme on ne se refait pas, j’ai pensé que mon travail pourrait intéresser les lecteurs d’histoire.

F.T.H.Le Berghof, même s’il ne reste quasiment plus rien du bâtiment, et ce que l’on a appelé le « nid d’aigle » sont aujourd’hui encore de hauts-lieux touristiques…

Thierry Lentz : C’est une des choses qui m’ont le plus frappé. Ma première visite, en été, s’est faite au milieu d’une foule nombreuse. Comme moi, tout le monde savait où il était et ce qu’il était venu faire sur cette montagne. Plus de 300 000 touristes font le déplacement chaque année, ce qui n’est pas rien. Rares sont ceux qui ne viennent que pour s’oxygéner…

F.T.H. : Entre l’Obersalzberg et Adolf Hitler, c’est une histoire qui commence dès les années 20, sous l’influence de Dietrich Eckart …

Thierry Lentz : C’est probablement en 1922 qu’Hitler est venu pour la première fois sur le plateau de l’Obersalzberg, en compagnie de son mentor de l’époque, Dietrich Eckart, sorte de poète et d’écrivain morphinomane, à l’antisémitisme solide et se voulant « scientifique ». Le lieu était bien connu des romantiques allemands de la fin du XIXe siècle car il était le cadre d’un roman à succès de … Lire la suite

 

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